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Vélo Club Ouistreham Riva Bella

Vacances Corse

Posté par alain_houllier juillet - 2 - 2015

La “balagne des gens heureux”.

On dit beaucoup de choses sur la Corse, minuscule  cailloux à portée de la France, mais enfin nous y sommes, nous les Normands. Ce samedi 20 juin nous sommes 23 à envahir la pinède de Calvi. Pour certains le choc thermique s’avère violent dès l’arrivée mais l’heure de l’apéro sonne déjà, ouf ! Les bonnes résolutions perdurent au Club et les conversations vont bon train.

Le soir en route pour Calvi par le bord de mer pour rejoindre notre restaurant, le “magnolia” (for ever) qui s’avérera un régal de bienfaits, dans un décor en plein air au cœur des chemins sinueux et empierrés de la vieille ville.

Dimanche 21

Huit heures du matin, les moteurs chauffent, les pneumatiques montent en température, cela sent la première explication. Ce n’est pas le piège “alpin de 2014″, mais nous sommes dans une belle tenaille tout de même. On comprends rapidement pourquoi les “corses” ont la réputation d’être lents lorsque l’on constate l’état des routes, des revétements, et les dénivelés, il fait meilleur de rester sous les platanes, près de l’église et de contempler…… 63 kms pour découvrir les premiers contreforts de l’île, rien de bien méchant comme dirait Mister Houllier, l’homme qui dit la vérité, rien que la vérité sur les pourcentages. Mais ici mieux vaut garder le silence, les gens d’ici se taisent et écoutent, bel exemple, alors avec notre coach routier on fait de même, car ce n’est que le début.

Lundi 22

Il est vrai que vu de la plaine, la route qui s’élève sur notre droite entre deux pics, est belle, et que derrière se cache sûrement un trésor de beauté. Alors le ton est donné, là encore le “Garmin”de notre coach s’emballe, 8% – 8,5% – 9% alors que l’estimation envisagée était de 5% – 6% – Qu’est-ce qui a merdé ? Nul le sait, simplement on bascule sur Galeria et là c’est un feu d’artifice de couleurs, de roches, de maquis, de bleus, on en oublierait presque la route qui survit désesperement virages après courbes. Que cette balade de 54 kms fut délicieuse.

On aurait pu dédier cette journée à notre SNCF, car au départ le groupe roula au train, le long de la côte il fila grand train, les derniers raccrochèrent les wagons, et l’après-midi on remis le couvert empruntant avec les épouses la “Micheline” vers l’Ile Rousse pour ensuite visiter la ville en train touristique dans un train d’enfer. Décidement un train peut en cacher un autre…

Mardi 23

Découverte de l’arrière pays, de ses kilomètres de bitumes aléatoires, de ses chantiers mobiles improbables, d’une D71 polémique qui tenta en vain de séparer le groupe. D’un côté 3 fugitifs résolus à suivre une carte, de l’autre un teigneux décidé à déclencher la bataille dans le col du même nom, et le reste de la troupe s’évertuant à rassembler les morceaux. Mais dans une île où toutes les entrées de village et toutes les sorties de communes  portent les stigmates de la révolte, panneaux directionnels tagués et percés de balles, bornes plombées, mieux vaut rester solidaires. Alors telles les légions romaines, et leur fameux principe de la “tortue”, on avance doucement, on passe groupé façon carapace, et on franchit les obstacles naturellement à la vitesse  du dit animal… et  toc……

Mercredi 24

Après la journée du rail, la journée dite de la mer consacrée au repos  Que ce fut tendu lorsque le vent est de la partie, et que quelques heures avant le départ tout peut être remis en cause. Ouf ! Embarquement immédiat pour Girola et sa réserve. Séquence émotion, secousses annoncées force 8 et 9.Les 22 sont balotés, chahutés, éclaboussés, mais satisfaits d’être là à quelques encablures  de la falaise. Des gardiens tout de noir vêtu veillent du haut de leur rocher à fiante. Beau, très beau, protégée de toute part c’est un régal de criques et de chemins sauvages.Nous nous restaurons avec les espadons pêchés lors de la traversée par Pierrot, et les mille feuilles trouvés dans la sacoche de Chantal. Retour “speed”, vent arrière, l’équipage toujours au complet. Quelle journée encore, épatante. A demain….

Jeudi 25

Le circuit annoncé difficile le fut pour diverses raisons. Une première boucle de plus de 20 bornes avec l’ascension du Monte grosso, ses pourcentages entre 5 et 14 % et un village  accroché au flanc de la montagne, un village qui résiste pour ne pas être traversé par notre horde. Et puis de nouveau le “Garmin” qui perd la boule et nous ramène pratiquement au départ. Alors il reste 80 kms à enquiller pour atteindre St Florent   Le cagnard, les kms de bord de mer laminent les rouleurs, le vent bouscule les équilibres, et puis brusquement virage

à gauche et 28 kms restants dont la moitié en bosse pour finir le chantier. C’est beau, c’est typique, c’est Corse et c’est comme ça ! Après-midi, farniente, plage, repos, bavardages et journée formidable. Apéro solennel, Chantal et Alain sont à l’honneur pour le bonheur de tous.

Vendredi 26

Matinée de récupération après la folle équipée d’hier. Les jambes sont lourdes pour certains et envies de rouler pour d’autres. Nous repartons vers Cateri avec des routes toujours aussi riches et chaudes. Au programme, une variante d’improvisation, l’ascension du massif du Cul Blanc dans un décor de grand bleu. Rappelons que le célèbre Cul Blanc se caractérise par 2 grosses bosses de chaque côté qu’une vallée en forme de raie partage. C’est un point de vue panoramique exceptionnel, inoubliable pour les puristes que nous sommes. Puis après ce spectacle afin de boucler nos 50 kms, direction Lumio et retour à la bergerie corse. Tout va bien, demain nous repartirons vers le Nord, un peu nostalgiques mais ravis de cette belle réussite commune.  Merci à toutes et à tous.

 

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